Votre département souhaite récupérer l'Inca (Institut national du cancer), que Boulogne pourrait abandonner. Ce n'est pas la première fois que vous postulez...
Le Val-de-Marne s'était porté candidat dès que Jacques Chirac avait annoncé la création de l'Inca, en 2003 ou 2004. Nous avions déjà de nombreuses activités liées au cancer, comme l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif, et nous pouvions créer un pôle de recherche. Nous avions proposé un terrain au pied du métro et nous devions l'emporter : même le député UMP chargé des questions de santé nous soutenait.
Pourquoi ce revirement de situation ?
La décision de François Pinault de ne plus installer sa fondation d'art contemporain sur l'île Seguin a tout déclenché. Son projet phare perdu, l'île s'est portée candidate très tardivement pour l'Inca. Elle l'a obtenu dans la dernière ligne droite, c'était une compensation accordée par l'Etat. Je suis choqué de voir qu'aujourd'hui, ça n'intéresse plus le favori pour la mairie de Boulogne-Billancourt.
Que proposez-vous aujourd'hui ?
Malheureusement, le terrain que nous proposions à l'époque est occupé par le siège du Crédit Lyonnais. Mais nous en avons d'autres, à Villejuif ou au Kremlin-Bicêtre, près de la N7. Ce serait une bonne chose pour le rééquilibrage est-ouest des activités, nous pourrions faire venir des laboratoires et des entreprises, et créer un axe scientifique fort.