Au Losc, on a le droit de tout dire. Mais pas à n'importe qui. C'est en substance le message qu'a fait passer Claude Puel (pour lire son interview, cliquez ici), qui a écarté Nicolas Fauvergue du groupe pro jusque vendredi, après ses propos acides sur les supposés choix frileux de l'entraîneur lillois. «Il l'a dit en son âme et conscience. Le groupe ne lui en tiendra pas rigueur. Mais la consigne, maintenant, c'est de rester uni», souligne Ludovic Obraniak.
Les Dogues se seraient tout de même bien passés de cet épisode. Ils n'ont que trois points d'avance sur les reléguables, et deux derbies à venir, à Valenciennes puis Lens, que Ludovic Obraniak considère comme «un virage important». «Ça crée une polémique, on n'avait pas besoin de ça», poursuit de son côté Jean II Makoun.
Du coup, le club a voulu maîtriser sa communication, hier matin, sous les plafonds du Domaine de Luchin. A tel point que Xavier Thuillot, le président délégué, est venu assister au point-presse, ce qu'il ne fait que rarement. Car le plus inquiétant pour le staff lillois, ce n'est finalement pas ce que pense Nicolas Fauvergue.
Mais le risque que ses idées soient partagées par d'autres dans l'équipe, comme le soutenait le Béthunois dans les couloirs du Stade France. En particulier par les attaquants, qui doivent en avoir marre de se faire montrer du doigts. «Je n'ai pas mémoire d'avoir parlé de ça», promet Jean II Makoun. «Le Losc, ce n'est pas une dictature, on peut discuter. Et il faut aussi se remettre en question. Se réfugier derrière les choix tactiques, c'est facile», conclut Ludovic Obraniak.