Un «test» mené par la gendarmerie ce lundi matin, lors de la mise en situation d'une chute mortelle qui a coûté la vie à un homme de 32 ans samedi à Chamonix, «interroge sur la solidité du matériel», a déclaré le procureur de Bonneville (Haute-Savoie), Michel Belin.
Par ailleurs, les trois amis de la victime, en garde à vue depuis samedi, ont de leur côté été relâchés ce lundi après-midi sans être mis en examen. «Un seul gendarme s'est appuyé assez fortement sur le plexiglas» de la télécabine «qui a cédé», a précisé à la presse le procureur de la République, ajoutant que l'opération avait été répétée pour un résultat identique.
Un défaut de la télécabine?
«Ce test pose la question de l'éventuelle, je dis bien l'éventuelle responsabilité, qui serait liée à un défaut de cette cabine», a-t-il ajouté, précisant que «seules les expertises pourront dire si les cabines présentent ou non des défauts».
«Il est évident que si on est assis normalement et qu'on se fait transporter normalement il n'y a aucune raison qu'un tel accident se produise», a-t-il souligné.
«C'est un amusement imbécile qui a malheureusement mal tourné», a souligné Michel Belin en donnant des précisions sur les circonstances de l'accident.
Ils «faisaient les imbéciles»
Selon les déclarations de l'un d'entre eux, il semblerait que la victime, qui mesurait 1,82 m, et un de ses amis «faisaient les imbéciles» en étant «appuyés contre la vitre» de la télécabine de 1,45 m de haut.
La vitre aurait alors cédé entraînant la victime dans une chute ainsi que son compagnon, qui a été rattrapé in extremis «par les pieds par son frère». Le quatrième homme a assisté à la scène sans intervenir.