Pas de déménagement à l'horizon. Bertrand Delanoë, maire (PS) sortant et candidat à sa propre succession, devrait être reconduit sans mal à l'Hôtel de Ville, à en croire tous les sondages. Non seulement il caracole loin devant sa rivale (UMP) Françoise de Panafieu, mais il ne cesse de progresser et rien ne semble pouvoir faire basculer la campagne.
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Rompu aux mécanismes de la communication, il veille à ne pas compromettre cette tendance en sélectionnant avec soin ses apparitions médiatiques. Ses rivaux Verts, MoDem et UMP réclament un débat avant le premier tour. Il décline l'invitation, expliquant que «si je débats à quatre, les discussions seront déséquilibrées car les trois autres critiqueront mon bilan et je ne ferai que me défendre». Quitte à paralyser la campagne, il évite ainsi les gaffes, qu'il laisse bien volontiers à Françoise de Panafieu. cette dernière a récemment traité le maire de «tocard», a refusé de s'exprimer sur son patrimoine et a menti en disant qu'elle avait voté contre les tests ADN, alors qu'elle ne s'était pas prononcée à l'Assemblée ce jour-là. De plus, l'UMP cumule les listes dissidentes dans les arrondissements. La tâche s'annonce donc beaucoup plus aisée qu'en 2001 pour la gauche, qui avait remporté l'Hôtel de Ville grâce à une majorité de sièges dans les arrondissements, mais qui était encore minoritaire en voix.