Le PS affiche son assurance, l'UMP anticipe un revers

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Publié le 2 mars 2008.

MUNICIPALES - Deux sons de cloche opposés ce dimanche, à une semaine des municipales. Tandis que Julien Dray (PS), optimiste, se risque à dresser une liste des villes à «reprendre», l'UMP prévoit un recul par rapport aux élections de 2001...

«Si on arrive à reprendre entre la moitié et les deux tiers des villes que nous avons perdues en 2001, ça sera, d'après moi, déjà une grande victoire», a déclaré ce dimanche Julien Dray, optimiste, sur Canal+.

Le candidat au poste de Premier secrétaire du PS s'est risqué à lister quelques villes «symboliques»: «Marseille, notamment, où j'espère bien que notre ami Jean-Noël Guérini va gagner, Pau aussi», a-t-il expliqué. Il y aura également «des batailles très importantes et symboliques» dans «beaucoup de villes moyennes» comme Chartres ou Blois, a-t-il indiqué.

Selon le député de l'Essonne, «la gauche a toujours construit ses grandes victoires d'abord par des victoires municipales, par le maillage local». «Ça été le cas pour la victoire de 1981 par la victoire de 1977. Donc je pense que ça peut être un bon espoir pour l'avenir», a-t-il déclaré.

«Le vent de face»


Les déclarations du ministre du Travail Xavier Bertrand, interviewé ce dimanche dans le Parisien, étaient moins optimistes, dans un contexte critique. Selon des sondages récents, le moral des ménages est au plus bas depuis que la statistique existe, soit plus de 20 ans, et l'inflation, à 2,8% sur un an, est à son plus haut niveau depuis près de 16 ans.

«Nous sommes dans une situation compliquée», a déclaré Xavier Bertrand dans un entretien publié dimanche par «Le Parisien». «Il est évident que nous avons aujourd'hui le vent de face plus que dans le dos.»

Mêmes inquiétudes du côté du porte-parole de l'UMP, Yves Jégo qui affirmait dans le Journal du Dimanche: «Chacun sait qu'il nous sera, sans doute, difficile de faire aussi bien qu'en 2001.»

Des analyses divergentes

Les sondeurs, quant à eux, paraissent partagés sur l'impact de la conjoncture et du rejet de la politique économique du gouvernement sur le prochain scrutin.

«L'impact sera fort et très négatif pour le pouvoir en place», estime Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA-Opinion. «Très peu de gens iront voter pour soutenir Nicolas Sarkozy et une sur-abstention à droite est assez prévisible. Le poids de la politique nationale et économique va s'exprimer en creux, à travers cette abstention», ajoute-t-il. Frédéric Dabi, de l'Ifop, parle de la possibilité d'une «envie de vote sanction, comme en 1983 contre la gauche ou en 1977 contre la droite».

Stéphane Rozès, directeur adjoint de CSA-Opinion, pense à contrario que l'impact de la conjoncture et de la politique économique sera «faible» et que «le vote sanction sera minoritaire».

Des pronostiques que les deux partis veulent relativiser. «Le danger serait de penser que les sondages font les élections», a ainsi déclaré François Rebsamen (PS), dans un entretien au Journal du Dimanche.
Ch. L avec agences
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