REACTIONS – François Fillon et le Parti socialiste réagissent aux indemnités de départ négociées par DGS…
La polémique enfle après la révélation, jeudi,
d’indemnités d'un montant de 1,5 million d'euros négociées par Denis Gautier-Sauvagnac pour son départ de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (
UIMM). De son côté, Laurence Parisot, présidente du Medef, a écourté ses vacances et «sera de retour dans quelques heures à Paris pour analyser la situation et prendre les décisions qui s'imposeront», a-t-on indiqué, vendredi, au Medef.
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François Fillon a ainsi estimé vendredi qu'il fallait laisser faire la justice. «Je ne suis pas à l'UIMM, je n'ai pas d'informations précises à ce sujet. Je crois que ce qui est important dans ce domaine, c'est que la justice fasse son travail, c'est à dire qu'on sache s'il y a eu des erreurs, des fautes commises à l'UIMM et qu'ensuite les sanctions soient prises», a-t-il déclaré en marge d'une visite de soutien à Nicolas Perruchot, maire-candidat du Nouveau Centre à Blois. Et de conclure: «Naturellement, s'il doit y avoir des sanctions, j'imagine que ces questions d'indemnités de départ seront revues».
«Omerta inacceptable»
A gauche, le Parti socialiste réclame purement et simplement l'«annulation» de l'accord entre l'UIMM et l'ex-président de l'organisation patronale. «Tout semble indiquer que Denis Gautier-Sauvagnac a négocié avec l'UIMM une prime avantageuse comme contrepartie à son silence dans l'affaire du financement occulte de l'UIMM, dont il a été président pendant de nombreuses années», affirme Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du Premier secrétaire. «Le Parti socialiste ne peut accepter le fruit d'une telle négociation et demande au gouvernement d'annuler cet accord», a-t-il ajouté.
Quant à l’eurodéputé PS Benoît Hamon, il interpelle la présidente du Medef. «Mme Parisot devra s'expliquer. Cela s'appelle la loi du silence, on achète le silence de Denis Gautier-Sauvagnac pour qu'il ne dénonce pas ce qu'étaient les pratiques de l'UIMM, qui est le navire amiral du Medef», a-t-il affirmé vendredi sur LCI, évoquant une «omerta inacceptable au sommet du patronat français».
Sa. C. avec agence