Denis Gautier-Sauvagnac a négocié son départ de l'UIMM pour 1,5 million d'euros

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Publié le 29 février 2008.

POLEMIQUE - Mise en cause dans l'affaire des retraits suspects des caisses du patronat de la métallurgie...

L'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, a négocié une indemnité de départ d'un 1,5 million d'euros et la prise en charge financière par l'organisation patronale des conséquences de l'affaire des retraits suspects des caisses du patronat de la métallurgie.

Révélés par l'hebdomadaire «Marianne» à paraître samedi, ces deux accords conclus entre DGS et l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) ont été négociés respectivement début novembre et fin décembre, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Accord «partiellement dissimulé»

Dans la soirée, l'UIMM a confirmé qu'«une transaction a été signée début décembre 2007 pour mettre fin à des différents existant entre les parties. Dans le cadre de cette transaction, un montant de 1,5 million d'euros bruts, soumis à cotisations sociales et à impôts, a été versé à Denis Gautier-Sauvagnac».

Selon «Marianne», un second accord «garantit à M. Gautier-Sauvagnac que toutes les condamnations éventuelles liées à la procédure judiciaire en cours seront financièrement prises en charge par l'UIMM».

Le contenu de ce second accord aurait été, selon l'hebdomadaire, «partiellement dissimulé à certains membres du bureau» de l'UIMM qui réunit des dirigeants de grands groupes industriels français.

«S'assurer du silence» de Gautier-Sauvagnac

L'UIMM affirme de son côté avoir, après une décision du bureau «à l'unanimité», signé un accord avec DSGS «au terme duquel l'UIMM assumerait les seules éventuelles conséquences fiscales» pour Denis Gautier-Sauvagnac de l'affaire des retraits suspects.

Ce dernier pourrait en effet faire l'objet d'un redressement fiscal pour avoir perçu des primes non-déclarées sur les fonds prélevés en espèces des caisses de l'organisation patronale

Selon une source proche du dossier, ces accords, négociés avec Michel de Virville, mandaté par le bureau de l'union patronale, auraient pour objectif de s'assurer du silence de Denis Gautier-Sauvagnac dans le dossier, pour lequel il a été mis en examen le 15 janvier, notamment pour «abus de confiance».

«Complicité» de l'UIMM?

Ces deux contrats n'ont pas été versés au dossier instruit par le juge financier Roger Le Loire, selon des sources judiciaires.

Selon une source proche du dossier, ils pourraient conduire la justice à envisager des poursuites contre l'organisation en tant que personne morale pour «complicité» des chefs reprochés à Denis Gautier-Sauvagnac.

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