EXPLOSION – En décembre et en octobre derniers, deux incident du même type avaient déjà eu lieu…
Alors que la ville de Lyon compte les victimes de
l’explosion qui a eu lieu jeudi matin, deux incidents du même type avaient déjà eu lieu, en décembre et en octobre derniers, a Noisy-le-Sec et à Bondy.
Noisy-le-Sec
Le 23 décembre 2007, un immeuble HLM s'effondre en partie après une explosion due à une fuite de gaz. L’incident fait
cinq blessés légers. Selon Gaz de France, la canalisation de gaz, d'où est partie la fuite, a été endommagée par des travaux sur la voie publique. Avec une zone d’ombre: alors que toute entreprise de BTP doit déposer «une déclaration d'intention de commencement de travaux auprès de tous les services» qui peuvent avoir des installations souterraines (GDF, télécom, eau) pour se faire communiquer les plans du secteur, GDF affirme n’avoir «retrouvé ni de demande de l'entreprise ni d'envoi de notre part des plans de cette rue».
Bondy
L’accident est beaucoup plus grave dans cette ville. Mardi 30 octobre 2007, une explosion suivie d'un incendie fait
un mort et 52 blessés, dont plusieurs sont gravement touchés. Cet accident est «la conséquence d'une canalisation de gaz naturel endommagée lors de travaux», selon Gaz de France. «Un tractopelle qui a ébréché la conduite de gaz» lors de travaux de voirie, précise le maire PS de Bondy, Gilbert Roger.
>> Reportage du Bondy Blog le jour de l'accident : «Une fille courait en feu»
Le 9 novembre, le parquet de Bobigny ouvre une
information judiciaire contre X pour «homicide involontaire» et «blessure involontaire». Le ministère public retient également le chef de «destruction, dégradation ou détérioration involontaire de biens» suite à un manquement à une obligation de prudence ou de sécurité.
Dijon, 1999
Le 4 décembre 1999, une explosion de gaz coûte la vie à onze personnes, et en blesse trois autres à Dijon. L'instruction démontre une
carence dans le «planning» de remplacement des canalisations anciennes. Une information judiciaire est ouverte pour «homicides et blessures involontaires» à l’encontre de Gaz de France. Le Tribunal correctionnel conclut à la responsabilité de l'entreprise. Gaz de France est condamnée à 204.500 euros d'amende, soit presque le maximum de la peine prévue pour ce genre d'infraction.
Sandrine Cochard