L'équipe municipale a été particulièrement zélée pour honorer ses promesses en matière de déplacements. Projet phare de la mandature Delanoë, la réduction de la place accordée à la voiture a été menée de façon drastique, avec une baisse du trafic de près de 20 %, au nom de la lutte contre la pollution.
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Si globalement les objectifs ont été atteints, certaines promesses n'ont toutefois pas été tenues, comme la création de parkings-relais en banlieue, «car ce n'est pas la Ville de Paris qui peut les construire», admet Denis Baupin, adjoint (Verts) chargé de la Circulation durant ce septennat. Il avoue aussi ne pas avoir réussi à créer un maillage en transports en commun accessible aux handicapés. «C'était dans notre projet pour les Jeux olympiques, et ça a été retardé. Nous l'avons voté il y a dix jours au Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif)», précise l'élu. Et la baisse du nombre de poids lourds de livraison dans Paris a été compensée par l'explosion du nombre de petites camionnettes, « ce qui n'est pas mieux », concède l'adjoint écolo. Les navettes électriques également promises n'ont jamais vu le jour, la seule existante étant le Montmartrobus, mis en place avant 2001. « Nous avons créé trois dessertes de quartier. Elles sont peu polluantes, mais pas électriques », reconnaît encore Denis Baupin. «Nous avons moins progressé que nous le voulions», confirme Sandrine Mazetier, porte-parole de Bertrand Delanoë.
La Ville a toutefois eu gain de cause au Stif pour obtenir une augmentation significative de l'offre sur les lignes de bus et sur certaines lignes de métro. Depuis 2001, la capacité de transports en commun à Paris a augmenté d'un million de places par jour.