A Sarcelles, une colistière du maire l'accuse de l'avoir exclue pour des raisons financières

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Publié le 22 février 2008.

MUNICIPALES – Une colistière du maire PS François Pupponi l’accuse de l’avoir exclue de la liste parce qu’elle ne pouvait payer 1.000 euros…

Ça chauffe au PS de Sarcelles. Nathalie Bellity, une handicapée légère qui devait figurer sur la liste du maire socialiste François Pupponi, l’accuse de l’avoir exclue de cette liste parce qu’elle ne pouvait payer les 1.000 euros demandés à tous les colistiers.

Nathalie Bellity, déléguée aux personnes handicapées à la mairie de Sarcelles, a déclaré à 20minutes.fr avoir reçu le 14 février un SMS menaçant de François Pupponi: «Tu es la seule à ne pas respecter la règle commune. La sanction annoncée est la non présence sur la liste».

François Pupponi, l’héritier de Dominique Strauss-Kahn à Sarcelles, dément et s’explique dans un communiqué : «Comme il est de coutume, les colistiers sont appelés à verser des dons pour le financement des campagnes électorales dont les règles sont très encadrées par la loi. Ces dons sont évidemment facultatifs, cependant, à Sarcelles, comme dans beaucoup de villes, les élus sortants qui sont indemnisés font naturellement des dons. […] Le fait que je ne l’ai pas reprise sur ma liste est exclusivement motivé pour des raisons politiques».

Différend autour des questions de la diversité sur les listes

Interrogé par 20minutes.fr, François Pupponi confirme que cette question financière n’est qu’accessoire: «Le principal désaccord entre nous porte sur la place de la diversité dans la liste».

Très irrité, le maire de Sarcelles évoque d’éventuelles poursuites judiciaires à l’encontre de son ex-colistière. «Nathalie Bellity a dénoncé à plusieurs reprises ma prétendue non prise en considération des questions liées au handicap. J’ai dû, durant ses derniers jours me justifier auprès de plusieurs associations après qu’elle m’a fait porter la responsabilité de propos que je démens formellement avoir tenus».

A la fédération socialiste du Val d’Oise, on est circonspect. «C’est très fréquent que les colistiers financent une partie de la campagne. Ce ne sont en fait que des avances car ces sommes sont en général remboursées après l’élection. En tout cas, personne n’est obligé de payer un ticket pour être candidat socialiste. Ce genre d’histoires n'est jamais arrivé».

Le Bondy Blog publie les déclarations des deux protagonistes de l'affaire.
V.G.
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