Les clercs d'avoués sont en grève. Hier, la quasi-totalité des effectifs toulousains se sont donné rendez-vous devant le palais de justice. Objectif : s'opposer au rapport Attali, qui réclame la suppression pure et simple de leur profession.
« La disparition de notre métier est motivée par l'absence de valeur ajoutée par rapport aux avocats. Ce qui est une méconnaissance totale du système judiciaire en général, et de la procédure d'appel en particulier », explique Françoise Gleitz Winterstein, salariée d'une des huit études de la Ville rose. L'an dernier, celles-ci ont traité 6 500 dossiers pour la cour d'appel. Les salariés toulousains comptent bien rappeler leur utilité à Paris, lors de la manifestation nationale du 6 mars.