Stéphane Moualek
Entraîneur du « H ».
Dimanche après-midi, votre équipe, leader de D2, accueille Massy, lanterne rouge (18e journée).
Ce ne devrait être qu'une formalité...
En janvier, pour notre dauphin Porte-Normande, ça devait n'être qu'une formalité, comme vous le dites, d'aller gagner à Massy. Ils ne se sont imposés que d'un but (31-32). Et Massy en a fait souffrir d'autres encore. Si on est moyens, on va galérer. Eux n'ont pas la pression car ils viennent chez le leader. Nous, c'est tout l'inverse...
D'autant que vous restez sur un revers à Dijon (30-28), le week-end dernier...
Oui mais globalement, on n'est pas passés à travers. On a eu deux trous dans le match qui nous ont coûté cher.
Denis Lathoud, le coach de Dijon, a déclaré dans Ouest-France que le « H », s'il montait, devrait changer son sept majeur. Qu'en pensez-vous ?
Mon équipe, en début de saison, en match de préparation, a tout de même battu Villefranche et Sélestat, qui évoluent en D1.
Mais vous parlez de matchs sans enjeu...
A Nantes, j'ai le potentiel du pauvre ! Par rapport à Denis Lathoud, j'ai une perception différente du haut niveau. Ce n'est pas parce que vous avez des joueurs super bien payés que vous avez une bonne équipe. Chez nous, nos joueurs ne sont pas très bien rémunérés. Ils gagneraient sans doute deux à trois fois plus ailleurs. Mais, ça ne m'empêche pas d'avoir, selon moi, les meilleurs joueurs de D2. Ici, ils sont bien dans leur tête et travaillent sur la durée, en confiance.
Alors si vous montez, combien de joueurs allez-vous recruter ?
Trois ou quatre joueurs à des postes bien précis : deux de très, très haut niveau et deux autres de complément.