Les sondages pour l'un. L'expérience du combat pour l'autre. Alors que la ville de Nice se dirige tout droit vers un second tour entre le candidat UMP Christian Estrosi, et le maire sortant désormais dissident du parti de la majorité, Jacques Peyrat, le ton ne cesse de monter entre les deux hommes.
Maire depuis 1995, Jacques Peyrat, soutenu par quelques fidèles, met en avant son bilan et son envie de terminer « son oeuvre » pour briguer un troisième mandat. Selon lui, aucun de ses adversaires n'envisage de poursuivre les aménagements commencés, y compris la deuxième ligne du tramway qui remporte un grand succès dans la ville depuis sa mise en place, mais aussi quelques ennuis judiciaires avec des soupçons de corruption. L'ancien avocat de 76 ans reconnaît que la manière brutale avec laquelle on a voulu l'évincer, lui a donné envie de se battre.
Largement en tête dans les sondages, mais pas forcément assuré de la victoire, Christian Estrosi, président du conseil général des Alpes-Maritimes et lancé en politique par un certain Jacques Médecin, a reproché dimanche à son adversaire « d'engager des projets pharaoniques (...) sans recettes correspondantes et alors qu'il se trouve en fin de parcours ». Et la gauche dans tout ça ? Elle cherche à se faire entendre au milieu de ce duel fratricide et croit en ses chances de ravir la mairie au nez et à la barbe de tout le monde. Mais elle aussi part divisée entre la liste PS de Patrick Allemand et le dissident local, Patrick Mottard.
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L'interview de Jacques Peyrat