« Ça ne m'empêche pas de dormir le soir. » A l'heure d'aborder la dernière ligne droite de la campagne municipale, Michèle Gressus avoue attendre avec « sérénité » le premier tour du 9 mars. Il faut dire que la maire sortante, tête de liste PS d'une gauche rassemblée, dispose d'un sérieux atout sur ses adversaires : voilà bientôt quarante ans que Bouguenais vote majoritairement à gauche à chaque scrutin. Et ce n'est pas le départ anticipé de Françoise Verchère, maire de la commune de 1993 à septembre dernier, qui semble devoir modifier la donne. « Je m'étais préparée à lui succéder, cela s'est fait quasi naturellement, explique Michèle Gressus, 54 ans. Aujourd'hui, je me situe tout à fait dans son sillage, la cohérence politique c'est important. »
De son côté, l'opposition n'a pas réussi à s'unir. Une seule liste s'est pourtant portée candidate. Elle est conduite par Philippe Le Corre, un membre du Parti radical, et compte dans ses rangs sept militants MoDem et deux UMP. « Le bourg est en train de mourir et il n'y a jamais de débat sur la commune. Y compris sur les grands dossiers, comme l'aéroport ou le broyeur à métaux. Ça ne peut plus durer ainsi », affirme Le Corre, 51 ans. Echaudée par la candidature de ce dernier, la liste officielle UMP, elle, a préféré jeter l'éponge. « Il faut être réaliste : faire de l'opposition à Bouguenais, c'est se partager la misère, s'emporte l'UMP Michel Bailly. Alors pourquoi se déchirer entre nous ? Ça n'a pas de sens. Il est temps qu'on siffle la fin de la récré. »
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