SOCIETE - En marge d'une visite sur l'ancien site de Metaleurop...
Nicolas Sarkozy a prôné ce jeudi à Noyelle-Godault «la plus grande fermeté» vis-à-vis des sectes, «les activités sectaires» étant selon lui «inacceptables, inadmissibles».
Le chef de l'Etat répondait à la presse, en marge d'une visite sur l'ancien site de Metaleurop, à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais), sur la polémique déclenchée par les propos de sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, à l'hebdomadaire «VSD», sur les sectes.
«Ma position a toujours été claire»
Emmanuelle Mignon «a elle-même contesté ces propos. En ce qui concerne les sectes, ma position a toujours été claire», a déclaré Nicolas Sarkozy.
Le Président s'est toutefois refusé à qualifier la Scientologie de secte. «Ce n'est pas à moi de dire si la Scientologie est une secte. Il y a une commission» pour cela, mais «je n'ai jamais eu la moindre faiblesse avec eux (ndlr: les Scientologues) quand j'étais ministre de l'Intérieur», a-t-il affirmé.
L'Eglise de Scientologie figure justement sur la liste des sectes établie en 1995 par la première commission parlementaire sur la question.
«Que la Miviludes fasse son travail»
Alors ministre de l'Economie, Nicolas Sarkozy avait reçu en 2004 l'acteur américain Tom Cruise, adepte de ce groupe.
Interrogé sur la
Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), le chef de l'Etat a affirmé qu'il ne s'agissait «pas de (la) réformer». «Qu'elle fasse son travail, qu'elle soit, sévère avec toutes les activités sectaires qui abusent de la faiblesse de pauvres gens. Et puis voilà! On n'a pas à changer des structures tous les six mois. Ce qu'il faut, c'est obtenir des résultats ici comme ailleurs», a-t-il ajouté.
Le porte-parole de l'Elysée David Martinon a déclaré de son côté que le gouvernement n'avait «aucun projet tendant à relâcher la vigilance» contre les sectes.
Avec agence