La Société Générale a indiqué mercredi «qu'à ce stade des investigations, aucune preuve de détournement ou de complicité interne ou externe n'a été constaté» dans l'affaire du trader qui lui a coûté près de 5 milliards d'euros, selon une enquête interne.
Tout notre dossier sur l'affaire Société générale est ici.
«Les investigations se poursuivent, notamment sur un périmètre plus large que celui des activités de l'auteur de la fraude», ajoute ce rapport.
Audit interne
Le rapport d'étape a été réalisé par le «comité spécial» désigné par la banque pour gérer la crise, et présidé par l'ancien PDG de PSA Peugeot Citroën Jean-Martin Folz, qui reprend les conclusions d'un audit interne effectué par l'Inspection générale.
Le comité souligne également "l'absence de certains contrôles qui n'étaient pas prévus et qui auraient été susceptibles d'identifier la fraude" dont est accusé Jérôme Kerviel.
«L'Inspection générale considère que les contrôles prévus par les fonctions de support et de contrôle ont dans l'ensemble été effectués et menés conformément aux procédures», indique le rapport. «L'absence d'identification de la fraude (...) peut s'expliquer d'une part par l'efficacité et la variété des techniques de dissimulation utilisées par le fraudeur, d'autre part que le fait que les opérateurs n'approfondissent pas systématiquement leurs vérifications, enfin par l'absence de certains contrôles», ajoute-t-il.