Violences familiales: des femmes murées dans leur silence

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Publié le 20 février 2008.

ENQUETE – Selon l’Insee, une femme sur cinq n’a pas porté plainte ni parlé à un tiers des coups qu’elle a subis…

Une femme sur cinq n’a pas porté plainte ni parlé à un tiers des coups qu’elle a subis. C’est ce que révèle une enquête publiée mercredi par l’Insee. Pire: pour les violences sexuelles, la proportion de victimes murées dans leur silence passe à une sur trois.

«Et quand la victime se confie, c'est rarement à la police», qui ne reçoit que 12% des victimes (plainte ou main courante) pour les violences physiques, et 8% pour les violences sexuelles, «soit globalement à peine une sur dix», souligne l’étude, réalisée entre janvier et mars 2007 auprès de 17.500 personnes. Lorsqu’elles se décident à parler, c'est plus souvent à un proche ou un ami (42%) ou à un professionnel (19%) qu'à la police.

«Tout se passe comme si elles cherchaient davantage à être comprises et soignées que vengées, ou comme si elles n'avaient pas confiance dans les chances de voir leur agresseur puni», affirment les auteurs de l'étude. Au total, 6% des femmes âgées de 18 à 59 ans disent pourtant avoir été l'objet d'injures sexistes, 2,5% avoir été agressées physiquement et 1,5% avoir subi un viol ou une tentative de viol en 2005 ou 2006.
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