Valenciennes veut refaire le match

47 contributions
Publié le 20 février 2008.

FOOT /RACISME - Le président du club propose de rejouer le macth durant lequel Ouaddou s'est fait insulter afin de...

«L’hypocrisie, ça suffit». Francis Decourrière, le président de Valenciennes est passé à l’attaque, mercredi, quatre jours après les insultes racistes dont a été victime Abdeslam Ouaddou, le capitaine de son équipe, à Metz. «Passer de trois mois d’interdiction de stade à un an, comme le propose Bernard Laporte, c’est bien. Même si interdire à vie, ce serait encore mieux selon moi. Mais j’ai peur qu’on ne prenne ces mesures que pour se donner bonne conscience. On va faire comme d’habitude, et dans quelques semaines, tout le monde aura oublié. Il faut vraiment un geste fort, sinon, ce genre de choses se reproduira» insiste le boss nordiste, qui a reçu un coup de téléphone de soutien de Michel Platini, le président de l’UEFA.

«Pénaliser Metz, ce n’est pas très grave, ils sont déjà en L2»

Le voilà donc qui propose «de rejouer ce match devant les enfants des écoles de Metz et de Valenciennes. On les emmène tous avec leurs éducateurs ou leurs instituteurs, pour leur montrer qu’une rencontre peut se dérouler dans de bonnes conditions». Les Valenciennois ont beau jeu de proposer le remake d’un match qu’ils ont perdu sur le terrain (2-1). «Mais il faut aussi dénoncer les conditions scandaleuses dans lesquelles on a perdu, puisque outre «l’affaire Ouaddou, je rappelle qu’un supporteur valenciennois de 9 ans souffre d’un enfoncement de la boîte crânienne après que des messins ont jeté un pavé sur son bus. Pénaliser Metz, ce n’est pas très grave, ils sont déjà en L2. Non, vraiment il faut faire quelque chose de fort » peste Francis Decourrière, qui a expliqué sa proposition dans une lettre envoyée à Nicolas Sarkozy.

Mais qui est Abdes Ouaddou?

Le président du VAFC est aussi venu au soutien de son défenseur Marocain, accusé par l’arbitre de la rencontre de ne pas l’avoir prévenu «de manière solennelle» des insultes dont il était victime. «Tout le monde confirme la version d’Abdes. Et l’on n’a même pas eu le droit de poser des réserves à la fin de la rencontre. D’ailleurs, on n'est ni convoqué ni invité à la Commission de discipline de la Ligue, qui se réunit jeudi. Je sais qu’on était près de Domrémy, mais quand même, Ouaddou n’a pas entendu des voix» tonne le père de Valérie Létard, Secrétaire d’Etat à la Solidarité.

Visiblement fatigué de tout ce battage, l’international marocain a expliqué hier «avoir agi en tant qu’être humain, et pas comme professionnel. Je propose à la personne qui m’a insulté de venir passer une après-midi avec moi, et de venir voir un match à Nungesser». Pour le reste, il avoue n’avoir pas souhaité «que cette affaire prenne une telle ampleur», et n’a qu’une envie: «redevenir un joueur de football. C’est encore ce que je fais de mieux».
A Valenciennes, Antoine Maes
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr