REVUE DE PRESSE - La plupart des éditorialistes semblent encore dubitatifs sur la fin du «castrisme»...
Si les éditorialistes de la presse française se réjouissent, ce mercredi, de l'annonce du retrait de Fidel Castro, la plupart semblent encore dubitatifs sur la fin du «castrisme».
«Que peut signifier alors ce retrait? Probablement le vieux “lider” veut-il consolider le processus de sa succession, assuré de toute façon de conserver une grande influence en coulisse», écrit Guillaume Goubert dans «
La Croix».
«La clameur planétaire en faveur de la démocratie est la réponse qui convient à l'annonce du retrait de Fidel Castro, même si les Cubains sont encore loin de connaître des lendemains qui chantent», souligne également Pierre Rousselin dans les colonnes du «
Figaro». «Fidel Castro incarne à la fois les ravages du communisme et la mystification d'un tiers-mondisme dévoyé», poursuit l'éditorialiste.
«
Libération» emboîte le pas: «C’est une légende qui a fait naufrage. (...) L’étouffement bureaucratique, l’enfermement des dissidents et la police des esprits gâchent ces réalisations. La leçon est universelle: le socialisme sans la liberté est un passeport pour l’échec», constate Laurent Joffrin.
Quant à Gérard Noël, dans la «
Liberté de l'Est», il affirme que «seule la disparition physique du dictateur permettra à Cuba de changer résolument de politique». «Le retour des dissidents sera le signe avant-coureur de la glasnost espérée. Ce n'est pas encore à l'ordre du jour et Cuba attend toujours son Gorbatchev», insiste-t-il.
Même tonalité dans la «
Nouvelle République du Centre Ouest» : «De Fidel à Raul, Cuba restera castriste. Quelques inconditionnels célébreront peut-être dans ce passage de témoin idéologico-familial un rajeunissement à la tête du pays».
Michel Vagner dans «
l'Est Républicain» considère également que "s'il renonce à la présidence de l'Etat, il garde les rênes. Premier secrétaire du Parti, rien ne l'empêchera de tirer encore et toujours les ficelles.» «Le rideau commence à tomber, certes, mais le tyran n'a pas quitté la scène», insiste-t-il.
Avec agence