En quête de la première Ligue des champions de son histoire, Arsenal va savoir ce qu'il a dans le ventre, ce soir à l'Emirates Stadium. Face au leader de la Premier League se dresse en effet le grand Milan AC, sept fois lauréat de la compétition, dont la dernière pas plus tard qu'en mai 2007.
Deuxième de sa poule derrière le FC Séville, le club londonien n'aborde pas cette rencontre sous les meilleurs auspices après avoir été étrillé 4-0 par Manchester United samedi en huitième de finale de la Cup. Si l'entraîneur Arsène Wenger a parlé d'un « jour sans », son capitaine William Gallas a soufflé dans les bronches de ses jeunes coéquipiers. « C'est simple, nous ne nous sommes pas battus face à Manchester. C'est un rêve de gagner la Ligue des champions ou la Premier League mais pour cela, il faut se battre, prévient le Français. »
Emmenés par ses vieux grognards, à l'image d'un Paolo Maldini qui a fêté son 1000e match de Serie A samedi, le Milan AC, en net progrès depuis plusieurs semaines, ne constitue certainement pas l'adversaire idéal pour se relancer. Wenger n'en fait pas mystère. « Si nous ne jouons pas notre meilleur football contre le Milan AC, nous sommes finis », admet le coach alsacien, qui devrait mettre sur pied un plan anti-Kaká. « L'an passé, il a fait la différence à lui tout seul en marquant dix buts en onze matchs. Il peut prendre le match à son compte en dix secondes, notamment en contre. Il faudra être prudent au milieu de terrain », conclut Wenger, dont l'objectif sera de ne pas surtout pas encaisser de but en vue du match retour en Lombardie.