« Entre les deux, il n'y a pas eu photo. » Lorsqu'on lui a demandé de comparer la performance des deux gardiens lors d'OM-PSG, dimanche dernier, la réponse du directeur sportif marseillais José Anigo a fusé. Auteur d'une sortie complètement ratée sur le premier but phocéen et d'arrêts approximatifs, Mickaël Landreau a incontestablement pâti de la comparaison avec Steve Mandanda, récemment appelé en équipe de France et sérieux outsider pour une place à l'Euro 2008.
Pour le moment, le Parisien possède toujours la confiance de son sélectionneur. « J'ai une hiérarchie et je m'y tiens », assure Raymond Domenech, qui a toujours défendu l'ex-Nantais, y compris après son but encaissé ? son premier en sélection ? au Parc des Princes face à l'Ecosse, en septembre dernier. La frappe de James McFadden n'a peut-être pas été aussi bien digérée que ne voulait le croire Landreau, lequel avait essuyé à l'époque un tacle de Grégory Coupet (« Je pense que j'aurais arrêté ce tir », avait lâché le Lyonnais). L'erreur d'appréciation lors de PSG-Toulouse (mésentente avec Camara menant au but d'Elmander), en décembre dernier, avait complété un tableau pour le moins inégal au vu du potentiel de « Micka ».
Dimanche soir, l'intéressé n'avait pas le coeur à réagir à chaud. « On n'a pas parlé du but. De toute façon, on ne parle jamais des buts qu'on prend », plaidait pour sa part sa doublure Jérôme Alonzo, qui jouit toujours d'une énorme popularité chez les supporters parisiens. Avec des matchs capitaux, aussi bien en championnat que lors des Coupes nationales, Mickaël Landreau sait comment s'y prendre pour refaire grimper sa cote