Après dix jours d'asphyxie, Lyon respire enfin. La pollution aux particules fines, due notamment à la circulation automobile, a disparu des airs mais demeure dans le débat électoral en vue des échéances municipales. «La pollution est aggravée par les embouteillages. La situation a empiré depuis 2001. Gérard Collomb a contraint la circulation et augmenté la pollution», martèle Dominique Perben, candidat UMP, qui a fait de la fluidité du trafic son cheval de bataille. L'ancien ministre des Transports plaide notamment pour la réalisation du tronçon ouest du périphérique (TOP), chaînon manquant du boulevard de ceinture et objet de polémiques. Il accuse l'actuel maire de Lyon de ne pas avoir lancé ce projet qui figurait dans ses promesses de 2001.
«On attend les périmètres de risque pour savoir où le TOP va arriver au sud de Lyon, où il y a de nombreux sites Seveso. Ils seront établis d'ici à 2010 et le TOP ne sera pas fait avant 2018-2020», réplique Jean-Louis Touraine, candidat PS dans le 8e, et vice-président du Grand Lyon chargé des Transports. «Cette nouvelle voirie va engendrer une pollution supplémentaire», estime un élu Vert, dont le parti a proposé que les transports en commun (TCL) soient accessibles pour 1 euros par jour lors des pics de pollution. «Et quand le ferroviaire sera très développé dans dix-quinze ans, le périphérique ouest ne se justifiera plus», plaide Eric Lafond, chef de file du MoDem. D'autant que l'utilisation de la voiture particulière diminue. L'enquête ménages et déplacements de 2006 (EMD) avait révélé que le nombre de trajets effectués en voiture avait baissé de 15% dans l'agglomération en dix ans. Si, en 1995, 52% des déplacements se faisaient en voiture, ils ne sont plus que 47% en 2006. Dans le même temps, les trajets en transport en commun ont progressé de 9% dans le Grand Lyon.
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