Le coup de foudre de Carla Bruni pour Nicolas Sarkozy tourne au coup de chance pour Lancia. Depuis que la chanteuse-première dame de France est l'ambassadrice du monospace Musa de la marque italienne, ses ventes ont explosé : + 33 % au cours du dernier trimestre 2007. Juste un hasard heureux du calendrier, puisque la campagne avait été tournée en juillet. Mais une occasion rêvée de donner un coup de projecteur sur une ? jolie ? auto vieillissante, à l'occasion de son restylage. A l'extérieur, seul un oeil averti distinguera les évolutions : plus de chrome à l'avant et autour des vitres latérales, phares avant légèrement redessinés, nouveau logo Lancia et surtout de nouveaux coloris « B-Colore », très chics. A l'intérieur, matériaux et finition déçoivent, l'ensemble est daté. Sans compter l'ergonomie et le système de navigation, d'un autre âge.
La vraie nouveauté réside dans les 5 cm supplémentaires, au bénéfice du coffre (+ 70 litres à 465 litres, banquette arrière avancée), devenu plus accessible. Essayée dans sa version 1,4 l 95 ch avec boîte robotisée, elle est douce en ville, bruyante sur route. Elle a le bon goût de rester sobre : environ 6,4 l/100 km en conduite mixte. Pas suffisant pour faire passer la pilule du prix : 19 700 euros dans la finition haut de gamme Platino essayée. Heureusement, l'équipement est pléthorique.
Visant à séduire les femmes actives, Lancia mise sur le service, baptisé « VIP ». Pour l'entretien, la marque se charge de la prise de rendez-vous, du retrait et du retour du véhicule. Un dépanneur intervient aussi en cas de perte de clés, de crevaison ou de panne d'essence, mais uniquement pendant les deux ans de garantie. Après, étourderie déconseillée.