La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, détaille en exclusivité pour 20 Minutes les deux décrets publiés aujourd'hui, destinés à mieux encadrer les pratiques du piercing et du tatouage (lire ci-dessous). Les salons devront être déclarés et leurs personnels formés. Des obligations que suivaient déjà les plus professionnels, dont les noms circulent entre connaisseurs. « Mais dans quelques cas, estime Diane, régisseuse de spectacles qui connaît bien ces milieux, certains salons avaient tendance à aller trop vite et à ne pas donner d'informations suffisantes en cas de complications. »
Jusqu'à présent, ces activités n'étaient pas encadrées. Et en l'absence d'étude, on n'a aucune idée du nombre d'incidents sanitaires découlant de ces pratiques. Selon des chiffres ? anciens ? de l'Académie de médecine, 100 000 personnes se feraient poser chaque année un bijou à la langue, au nombril ou au nez avec un risque d'infections qui atteint 50 % selon la région du corps. On recense un cas mortel, en 2004, chez une étudiante de 19 ans, à la suite d'un piercing nasal.
Seul problème : nombre de mineurs se font piercer ou tatouer lors d'un voyage à l'étranger. Avec des risques sanitaires beaucoup plus importants encore...
Sur www.20minutes.fr
Notre diaporama