Carlos Henrique
Défenseur des Girondins de Bordeaux.
Vous avez participé à l'éclatante victoire (0-6) de Bordeaux à Monaco, samedi. Avez-vous eu une pensée pour Ricardo, l'entraîneur monégasque, qui vous a fait venir chez les Girondins en 2005 ?
Bien sûr, même si je n'ai pas pu lui serrer la main à la fin du match, comme Wendel, parce que j'étais trop loin. Je le connais bien, j'ai beaucoup de respect pour lui, et je sais que c'est très difficile à vivre pour lui. Après, c'est le football, il n'y a pas de sentiment. Je suis sûr qu'il aurait été content de nous battre 6-0 !
Vous vous êtes accroché avec l'attaquant monégasque Frédéric Piquionne dès les premières minutes. C'est rare de vous voir vous emporter. Que s'est-il passé ?
Il m'a donné un coup. Ça arrive, bien sûr, mais là c'était un vraiment bon coup... Je crois que c'était pour m'impressionner. Ça n'a pas marché. Je me suis énervé et il s'est un peu calmé. Mais il y a eu de la tension jusqu'à la fin du match. Ce n'est pas grave. Ils n'ont pas marqué, c'est le principal.
Depuis trois matchs, vous jouez en défense centrale avec Souleymane Diawara. Quand Marc Planus reviendra de blessure, la concurrence sera rude. Vous voyez-vous dans la peau d'un titulaire ?
C'est le coach qui en décidera. J'ai beaucoup joué avec Marc depuis mon arrivée à Bordeaux, mais je ne sais pas si c'est un avantage pour moi. D'ailleurs, je ne suis pas certain qu'il soit assuré de retrouver sa place. Ça se passe bien entre Souleymane et moi.
La dernière journée de championnat a aussi été marquée par l'affaire Ouaddou, à Metz. Quelle est votre réaction à cet événement ? Avez-vous déjà été victime d'insultes racistes dans un stade ?
Non, ça ne m'est jamais arrivé. J'ai été très surpris. C'est triste pour le football et pour le pays. Des amis m'ont dit qu'on parlait déjà de cet incident au Brésil. Cela va donner une mauvaise image de la France.