Bien plus que de la photo d'art. Dans Psychogéographie, le photographe Antoine d'Agata
et le journaliste Bruno Le Dantec marient des vues de chantier, dans le périmètre Euroméditerranée, avec des maximes
sur l'aménagement de Marseille. Contre le béton décrépit, d'Agata colle des silhouettes d'habitants. Le Dantec suit avec ses citations, souvent effrayantes. Sans, dans un premier temps, en révéler les auteurs afin de montrer les constantes, du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours. Rejet par les autorités de l'étranger « dernier arrivé », obsession de la bourgeoisie de « reconquérir » le centre-ville... Psychogéographie tire un portrait de Marseille qui donne le vertige, celui d'une ville où l'urbanisme aurait été, avant tout, une forme de conflit.