L'issue du scrutin est très ouverte dans le 14e arrondissement, celui où se présente la chef de file du MoDem parisien, Marielle de Sarnez. La centriste pourrait faire un bon score, malgré les accusations de ses concurrents de passer plus de temps à Strasbourg (où elle est députée européenne) ou au siège du MoDem, rue de l'Université (elle est numéro deux), que dans l'arrondissement. Dans l'hypothèse d'un accord avec un Delanoë victorieux, elle pourrait emporter la mairie locale.
Une idée qui fait bondir Pierre Castagnou, le maire socialiste sortant. « Je ne suis pas candidat à un deuxième mandat pour laisser ma place », tempête-t-il. Mais ce fabiusien, qui n'est pas au mieux avec le maire de Paris, n'est pas sûr d'être écouté. Déjà, en juin dernier, il avait dû renoncer à briguer le siège de député au profit du Vert Yves Cochet. Des Verts avec qui il a dû composer, non sans tensions, durant sept ans. Le premier adjoint au maire, René Dutrey, a bataillé pour faire du 14e « un arrondissement écologiquement pilote » et pense que s'il améliorait son score de 2001 (13,8 %), il pourrait revendiquer la mairie auprès du PS. La candidate UMP, Marie-Claire Carrère-Gée, ancienne conseillère de Jacques Chirac à l'Elysée, mène ici sa première bataille politique. Elle se veut la candidate du renouveau face à « un sortant usé et à un centre pas clair ». Elle a rallié des centristes et fédéré l'UMP après sept ans de guerres intestines. Même si la gauche n'a cessé de progresser dans tous les scrutins depuis 2001, elle croit en ses chances.
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