«Ceux qui ont parlé à Villiers toucheront leur argent». Michèle Alliot-Marie a confirmé mardi que le gouvernement verserait bien une prime aux témoins et aux indicateurs ayant conduit à la vaste opération de police de lundi matin, selon «Le Figaro». «Au moins trois personnes seraient concernées, et sans doute bien d'avantage,», affirme le journal qui précise que le montant de ces primes pourrait atteindre «plusieurs milliers d'euros».
Arrestations et remises en liberté
Mardi, en fin d'après-midi, la procureure de Pontoise et le chef de la police judiciaire de Versailles ont annoncé que cinq personnes placées en garde à vue depuis lundi allaient être remises en liberté le soir .
«On a écarté complètement» ces cinq personnes «de toute participation aux tirs contre les forces de l'ordre au cours des soirées du 25 et 26 novembre», lors desquelles une centaine de fonctionnaires avaient été blessés à Villiers-Le-Bel, a précisé Jean Espitalier, chef de la police judiciaire de Versailles, au cours d'une conférence de presse au tribunal de Pontoise avec Marie-Thérèse de Givry, procureure de Pontoise.
Plus tôt, un nouveau suspect avait été arrêté, portant à 36 le nombre des personnes en garde à vue mardi en fin de matinée, a-t-on appris de sources policière et judiciaire.
Enquête
Selon cette source, les 35 personnes placées en garde à vue lundi suite à l'opération de police menée au petit matin à Villiers, étaient toujours en garde à vue mardi peu avant 12H00. Aucune n'a été relâchée, aucune n'a été déférée devant le parquet.
Garde à vue
Lundi, 33 personnes ont été interpellées et 35 ont été placées en garde à vue dans le cadre des enquêtes sur les tirs contre les forces de l'ordre, du tabassage du commissaire Jean-Claude Illy ou des incendies de divers bâtiments publics et privés à Villiers. Deux autres personnes étaient déjà détenues.
La procureure de Pontoise avait précisé lundi que les enquêteurs avaient «39 objectifs» au total.