Il aura fallu cinq ans aux Girls in Hawaii pour sortir un deuxième album, Plan Your Escape, recueil de chansons planantes avec voix mélancolique, sons qui se réverbèrent et batterie sans fioriture. Le temps, confie le groupe, d'« atterrir après une longue tournée » et de trouver la formule pour ne pas « se répéter après un premier album qui a eu du succès ». La pression ? « On a beaucoup travaillé sur le "lâcher-prise" », plaisante le groupe dont le nom, rappellent-ils, a été choisi « parce qu'il dit le contraire de ce que l'on est ». Girls in Hawaii, c'est en effet une tribu de six garçons belges dont la pop-rock fait des vagues depuis un album très réussi en 2003. « Ce nom incarne le fantasme d'évasion par excellence, cette envie de partir très loin, au soleil, lorsqu'il fait gris dans sa ville. »
Leur ville, c'est Bruxelles, « le camp de la Belgique neutre, là où on se sent plus européens que belges », disent-ils en s'étonnant qu'on leur demande ce qu'ils pensent des déchirements politiques de leur pays. « Les Belges en ont une vision moins dramatique que les Français. Nous sommes habitués à vivre avec les contradictions d'un Etat qui, depuis des années, fonctionne comme deux pays parallèles. D'un côté, il y a la Wallonie; de l'autre, la Flandre. Chacune a ses émissions télé, sa langue, sa culture et ses sportifs. Il n'y a guère que l'équipe de foot des Diables rouges qui soit nationale, mais c'est un échec : ils perdent tout le temps ! »
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Retrouvez l'interview intégrale de Girls in Hawaii.