FOOTBALL - La pression monte...
Le coup d'envoi ne sera donné que dimanche à 21 heures, mais les deux présidents du Paris SG et de Marseille, Alain Cayzac et Pape Diouf, ont des fourmis dans les jambes. Et ils ont commencé à se chauffer.
Jeudi, le président marseillais avait tenté de souligner les différences entre les deux publics de supporteurs parisiens et marseillais, dont les rencontres ont souvent été émaillées d'incidents, la plupart du temps en dehors des stades.
«Brigands de stade»
«A Marseille, il y a des turbulences, parfois des débordements et quelques excès. Mais il n'y a pas de haine, ni d'entêtement borné, avait-il dit. Il n'y a pas ici de public méchant, parfois haineux comme on peut le voir à Paris. Je n'englobe évidemment pas tous les spectateurs du Parc des Princes! Mais il y a très clairement à Paris une bande de gens organisés se réclamant du "supporteurisme" et qui ne sont que des brigands de stade. Et cela n'existe pas à Marseille», a conclu Diouf, dans un bel exercice de trash-talking à l'américaine.
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La réaction n'a évidemment pas tardé. Le président du Paris SG
Alain Cayzac a expliqué dans un communiqué être «très surpris et très choqué des propos prêtés au président de l'Olympique de Marseille, M. Pape Diouf (...) à la veille d'une rencontre classée à hauts risques par les pouvoirs publics».
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«Nous tenons à déclarer que nos supporters méritent notre respect et nous ne pouvons tolérer qu’ils soient comparés à "une bande de brigands de stade"», réplique Alain Cayzac, qui «salue les quelque 1.000 sympathisants qui effectueront le déplacement dans la cité phocéenne pour soutenir leur équipe et les invite à ne pas céder à des provocations qui pourraient emmener le sport et en particulier le football là où ils ne doivent et ne veulent en aucun cas aller.»
En clair: s'il y a des débordements, ce ne sera pas de la faute du PSG. Ambiance…
P. K. (avec agence)