TABLEAU – Elle avait disparue à New York...
Il disparaît puis réapparaît. Un tableau de
Jean-Michel Basquiat, d'une valeur de huit millions de dollars et dont les autorités pensent qu'il avait été volé aux Etats-Unis, vient de refaire surface à New York chez un banquier brésilien.
La toile, peinte en 1982 (six ans avant la mort du
peintre par surdose à New York à l'âge de 27 ans), s’appelle «Hannibal». Dans les tons noir et bleu, elle représente un crâne avec des symboles et des inscriptions - dont le nom «Hannibal».
Parcours à trous
Le tableau devait figurer parmi la collection du banquier Edemar Cid Ferreira. Or quand celui-ci, condamné à 21 ans de prison pour blanchiment d'argent en 2006, s’est fait saisir de ses biens, les autorités brésiliennes qui avaient investi son domicile et ses bureaux ont vu que plusieurs oeuvres d'art, dont «Hannibal», avaient disparu.
En août dernier, la toile avait été envoyée par bateau de Londres à New York, avec des faux papiers de douane qui lui attribuaient une valeur de 100 dollars.
Les autorités américaines, en liaison avec Interpol, ont traqué les oeuvres d'art et les ont découvertes dans un entrepôt en novembre dernier. Il a fallu
attendre mercredi 13 février avant que les procureurs de New York remplissent les papiers nécessaires pour permettre de remettre les toiles aux autorités brésiliennes.
En Europe
En Suisse, dimanche dernier,
quatre tableaux de Monet, Degas, Van Gogh et Cézanne ont été volés. Le montant du butin: quelques 180 millions de francs suisses (112 millions d'euros). «Il s'agit du plus gros vol jamais commis en Suisse et même certainement en Europe», a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole de la police de Zurich, Mario Cortesi.
AA avec agence