Michelin: l’usine de Toul fermera malgré un bénéfice en hausse
Créé le 15.02.08 à 11h22
Mis à jour le 15.02.08 à 11h22
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ECONOMIE – Alors que le groupe français a engrangé 774 millions d'euros, en 2007, son gérant confirme que…
Comme souvent, bénéfice en hausse ne rime pas forcément avec garantie de l’emploi des salariés. Alors que le
groupe Michelin a annoncé, vendredi matin, avoir engrangé 774 millions d'euros de bénéfice net, en 2007, soit une hausse de 35,3%, son gérant, Michel Rollier,
confirme que l’usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) sera bien fermée en 2009.
Nouvelle progression attendue pour 2008
Ainsi, les ventes sont en progression de 3%, à 16,867 milliards d'euros, «une performance opérationnelle de très bon niveau» selon Rollier. L'année 2007 «se traduit par un retour à la croissance après deux années plutôt moroses», a-t-il souligné, ajoutant que «la plupart des activités (...) ont vu leurs volumes vendus progresser». Et le gérant d’ajouter confiant: «sauf détérioration marquée de l'environnement, les ventes nettes (...) devraient être de nouveau en progrès en 2008».
De bons chiffres qui ne pourront que renforcer l’amertume des 826 employés qui voient leur poste à l’usine Kléber supprimés. Une fermeture «inéluctable» selon Michel Rollier. C'est «un site qui a des prix de revient de plus de 50% supérieurs à la moyenne de Michelin. On ne peut rien faire, on ne va pas reconstruire le site», a-t-il justifié. Avant d’assurer que l'entreprise s'engageait à ce que «chaque salarié retrouve un emploi». Et d’ajouter que le groupe allait «investir un milliard d'euros» et «recruter de 800 à 1.000 personnes par an», en France, «dans les années qui viennent».
Trois cadres retenus à l’usine
Il lui faudra encore convaincre les salariés. Des ouvriers de l’usine Kléber retiennent, depuis jeudi matin, trois cadres de l'entreprise. L’un d’entre eux a pu partir vendredi matin. Le directeur des ressources humaines et le chef du personnel s’y trouvent toujours. « On leur a apporté le petit-déjeuner, des huissiers passent régulièrement pour vérifier que tout se passe bien», a précisé Guy Pernin, représentant CGT de Kléber-Toul.
En outre, l'usine Kléber est bloquée depuis mercredi soir, un feu de pneumatiques étant alimenté de manière continue devant le site.
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