JUSTICE – Il reste témoin assisté dans l'affaire d'agressions sexuelles...
Le cinéaste Jean-Claude Brisseau,
visé par les plaintes de deux comédiennes pour «viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel», restera témoin assisté et en liberté, a décidé jeudi la cour d'appel de Paris.
Demande du parquet général rejeté
Le parquet général avait requis sa mise en examen pour ces accusations et son placement en détention provisoire. La chambre de l'instruction a rejeté cette demande et confirmé la décision rendue le 22 décembre par un juge d'instruction, au terme de deux jours de garde à vue du metteur en scène à la police. La juge, Carole Vujasinovic, a choisi d'entendre Jean-Claude Brisseau sous le simple statut de témoin assisté et l'a laissé en liberté.
«Rien ne justifiait sa mise en examen»
«La cour a tiré les conclusions qu'elle devait tirer. Au regard des éléments du dossier, rien ne justifiait sa mise en examen», ont estimé les avocats du réalisateur, maîtres Carole Foissy et Christian Saint-Palais. «Nous allons maintenant nous battre pour obtenir un non-lieu dans cette affaire.»
Des plaintes déposées en octobre
Deux actrices pressenties pour un film de Jean-Claude Brisseau, puis écartées, ont déposé plainte en octobre et disent avoir eu avec lui des rapports sexuels sous la contrainte ou avec un chantage implicite à l'embauche. Le cinéaste a parlé dans un cas de relations consenties et dans l'autre d'opérations préliminaires à son travail artistique de metteur en scène.
M.A. avec agence