TENNIS – La joueuse, qui avait connu son heure de gloire dans les années 1990, n’avait plus mis les pieds sur le circuit WTA depuis 2003…
Absente du circuit
WTA depuis cinq ans,
Monica Seles a officiellement annoncé sa retraite sportive vendredi matin. «J'ai pendant un certain temps envisagé un retour à la carrière professionnelle, mais maintenant, j'ai décidé d'y renoncer», a déclaré la joueuse, américaine d’origine serbe, âgée de 34 ans, sans un communiqué.
Jeune prodige
Sa carrière décolle en 1990, lorsqu'elle devient la plus jeune lauréate (16 ans 6 mois) d'un tournoi du Grand Chelem en remportant Roland-Garros. Son tennis très agressif, joué à deux mains, et ses hurlements poussés à chaque frappe sont sa marque de fabrique. Dans la foulée, elle devient la plus jeune n°1 mondiale, à 17 ans et 3 mois, et détrône l'Allemande Steffi Graf, qui domine le tennis féminin depuis trois ans et demi. Suivront sept autres titres du Grand chelem.
Son ascension fulgurante prend fin un jour d’avril 1993 lorsqu’un homme, admirateur fou de Steffi Graff, la poignarde au cours de la rencontre des deux joueuses, au tournoi de Hambourg. Elle ne fera son retour que deux ans plus tard, atteingnant la finale de l'US Open. Elle remporte son neuvième et dernier titre du Grand chelem en 1996, en Australie.
Son dernier succès WTA remonte au tournoi de Madrid en 2002, avant d’être de nouveau écartée des courts après une blessure au pied, au printemps 2003. La native de Novi Sad avait envisagé un retour à plusieurs reprises, s’inspirant de l'Américaine Lindsay Davenport, revenue avec succès après sa grossesse. Ses absences répétées et l’évolution du jeu féminin n’auront pas permis à Monica Seles de concrétiser son projet.
Sa. C. avec agence