Avec l'espace dont La Bastide dispose, ce quartier est devenu un laboratoire : le jardin botanique, le parc aux angéliques, le futur quartier écolo de la Bastide-Niel... Et en dix ans, il est même parvenu à séduire les Bordelais. Peut-être trop ? Les places de parking, les écoles, les structures sportives seraient saturées, selon André Barret, président de l'association de riverains Cap Bastide : « On s'interroge d'autant plus que plusieurs projets immobiliers sont en cours et la population de certaines rues pourrait être multipliée par cinq. »
« Les structures publiques n'ont pas suivi la vitesse de l'urbanisation, il manque aujourd'hui des services pour les enfants et les personnes âgées », confirme Emmanuelle Ajon, colistière du candidat PS Alain Rousset. Un constat que nuance Muriel Parcelier, l'adjointe au maire chargée du quartier : « La situation est tendue à l'école Thiers, certes, mais ailleurs, il reste des places et pour les structures sportives, nous avons des terrains de foot, de tennis, une piscine ! Il faut juste optimiser l'utilisation. » En revanche, elle reconnaît que pour la garde des enfants, c'est moins évident : « Les assistantes maternelles commencent à être débordées et certains enfants doivent aller aux Capucins. » Pour l'heure, seules des petites structures pour une quinzaine d'enfants seraient envisagées. Et avec d'autres projets qui fâchent (la mosquée ou l'aire d'accueil des gens du voyage) dans le quartier, la campagne électorale promet d'être agitée.