Toulouse-Paris en un peu plus de trois heures ? Ce projet de ligne à grande vitesse (LGV) mobilise les élus et les pouvoirs publics depuis le début des années 2000. Hier, une réunion de travail a permis de boucler le financement des études nécessaires pour les trajets Tours-Bordeaux-Toulouse et Tours-Bordeaux-Hendaye. Montant officiel : 31,8 millions d'euros, dont une partie financée par le Grand Toulouse (3,78 millions) et la région (4,41 millions). « Au-delà des montants, nous avons franchi un nouveau palier dans la réalisation de la LGV, commente François Chollet, président délégué du Grand Toulouse. Le cadre est posé et les études peuvent être lancées. » Celles-ci devraient démarrer en 2008, avant la tenue, en 2011, d'une enquête publique qui devrait durer dix-huit mois. Les travaux, eux, ne seront pas achevés avant 2018, soit un an plus tard que le précédent calendrier.
Reste maintenant à s'entendre sur le montant de la ligne elle-même. « L'idée est de globaliser le coût des deux lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Hendaye, et de voir comment les collectivités vont s'entendre pour financer la part qui leur incombe dans ces travaux », poursuit François Chollet. Pour la LGV Est, qui relie Paris à Strasbourg, les collectivités avaient été sollicitées à hauteur de 38 % des financements publics. Le conseil régional de Midi-Pyrénées demande désormais que l'Etat « adopte un comportement comparable » sur le projet Sud-Ouest. Selon Réseau ferré de France, le coût de la ligne Bordeaux-Toulouse avoisinerait les 3 milliards d'euros.