Claude Poulmarc'h
Président du HBC Nantes.
Votre club est pour l'heure premier de D2, avec cinq points d'avance sur le troisième, Aurillac. Ce classement est-il au-delà de vos espérances ?
Non car on a tout mis en oeuvre depuis des années pour se retrouver un jour présent dans le haut du tableau. On est idéalement placé, mais rien n'est fait. On doit rester vigilants, il reste une quinzaine de matchs...
Ce serait une grosse déception si l'accession n'était pas au bout...
Bien évidemment. On n'a jamais été aussi près ! Monter en D1 en fin de saison, ça serait historique [le « H » n'a plus joué au plus haut niveau national depuis les années 1960].
Lorsque vous avez perdu, il y a quelques semaines, deux joueurs importants sur blessure [Danilo Drobnjakovic et Mickaël Sincère], avez-vous eu peur ?
Je pense que ces aléas ont rendu le groupe encore plus fort. Tout le club a eu une pensée pour Danilo, absent jusqu'en août prochain. Ce serait de la malchance si on avait d'autres blessés.
En cas d'accession en D1, le club est-il prêt, structurellement et financièrement ?
On y travaille avec nos partenaires privés et les collectivités. Notre budget est actuellement de 700 000 euros. On estime qu'il faudra qu'il soit de l'ordre de 1,5 millions d'euros pour une première année en D1 [le budget moyen en D1 est de 2 millions].