C'est une équipe à maturation lente. Qui prend son temps pour régler ses problèmes, mais qui finit très souvent par y arriver. Avec la réception de Rennes, demain, le Losc espère bien préserver son invincibilité en 2008, tout en prenant un peu de marge sur les relégables. « Depuis le match contre Saint-Etienne [3-0, le 15 décembre], on ne descend plus en dessous d'un certain niveau. Mais c'est notre parcours à domicile qui nous plombe », grimace Nicolas Plestan.
De fait, les impatients râlent parce que le Losc ne décolle pas au classement avec sa tripotée de matches nuls (13). « Avant de penser à transformer nos nuls en victoire, il faut aussi remarquer qu'on arrive à transformer des défaites en nuls », souligne le milieu de terrain Yohan Cabaye. Ce genre de remarque traduit un certain état d'esprit : celui d'une équipe accrocheuse qu'on aimerait voir prendre plus de risques. Ceci dit, l'escouade brillante mais inefficace du début de saison serait sans doute rentrée bredouille de Monaco (0-0), samedi dernier. Ce déplacement est jusqu'ici le « match préféré » du gardien Grégory Malicki, dont on ne sait pas s'il regagnera le banc de touche ce week-end. Côté rennais, la courbe est totalement inversée. Après un début de saison éclatant, le jeu breton s'est disloqué. A tel point que les Lillois, en cas de victoire, dépasseraient leur adversaire du jour. « Il y a pas mal d'équipes en difficulté en ce moment. Mais le seul moyen qu'on a de s'en sortir, c'est de ne penser qu'à nous », conclut Malicki.