
EDUCATION – Des établissements, tout juste informés des suppressions de postes chez eux, font grève vendredi...
La «saignée» dénoncée par les syndicats devient réalité. Xavier Darcos, ministre de l'Education, avait annoncé que 11.200 postes ne seraient pas remplacés en septembre, dont 8.830 postes de prof au collège et lycée. Or ces jours-ci, chaque établissement reçoit un courrier l'informant de la dotation horaire dont il disposera à la rentrée, c'est-à-dire le nombre d'heures par matière et, par extension, le nombre de profs alloués. Catastrophe pour certains.
Plusieurs collèges et lycées franciliens ont décidé de se mettre en grève aujourd'hui, à l'appel d'une intersyndicale. Selon eux, «l'hémorragie» d'enseignants aura des conséquences réelles sur la qualité de l'enseignement. «On va devoir fermer des options, comme le latin débutant, le volley-ball ou le tutorat pour les candidats à Sciences-Po. On sera obligés de mendier des heures à nos autorités pour poursuivre nos projets, comme la création de groupes de niveaux en langues ou de travaux pratiques en biologie», s'insurge Philippe Guittet du SNPDEN, le syndicat des chefs d'établissement.
Malgré ces coupes claires, la France conserve un bon taux d'encadrement, avec 83 profs pour 1.000 élèves dans le secondaire, contre 66 en Allemagne et 60 au Royaume-Uni. Ces réductions s'inscrivent, pour le ministère, dans une refonte globale de l'offre scolaire. Darcos compte en effet alléger les emplois du temps et compenser l'absence de profs par un recours accru aux heures sup. Le fameux «travailler plus, pour gagner plus» jusque sur les bancs de l'école.
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publié le : 09-02-2010 15:18
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