JO de Pékin: le Darfour, épreuve olympique?

19 contributions
Publié le 14 février 2008.

CHINE - Imbroglio politique autour des Jeux...

Le président du CIO (Comité internationale olympique) Jacques Rogge a-t-il a signé un appel demandant à la Chine de faire plus pour mettre fin au conflit actuel au Darfour? Oui, selon l'ONG «Crisis Action» qui a notamment réuni huit prix Nobel pour signer cet appel, publié en une du quotidien anglais «The Independent». «C'est complètement faux», a déclaré à l'AFP la porte-parole du CIO, Emmanuelle Moreau. «Un conflit grave comme celui du Darfour se gère au niveau des Nations-unies et le CIO n'a pas à intervenir à ce sujet auprès des autorités chinoises.»

Un nouvel épisode du feuilleton politique qui perturbe la préparation des Jeux olympiques, et embarrasse les autorités chinoises. Lors de l'attribution des JO à Pékin, la Chine avait promis de faire des efforts sur les droits de l'homme, un dossier noir. Les autorités s'attendaient donc plus sûrement à des critiques sur ce front qu'à une telle levée de bouclier sur le Darfour.

«C'est contraire à l'esprit olympique»

Dernier rebondissement, la démission avec perte et fracas de Steven Spielberg de son poste de «conseiller artistique» pour les cérémonies d'ouverture et de fermeture. Après 48h de silence radio, les autorités chinoises ont finalement réagi pour «regretter les remarques de Steven Spielberg», a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Liu Jianchao.

Certes, Steven Spielberg n'avait pas encore «signé un contrat formel avec le comité d'organisation des JO (Bocog)», selon le porte-parole chinois, mais ce dernier en a profité pour dénoncer une politisation des JO et anticipé de prochaines possibles pressions.

«Chacun fait ce qu'il veut, on est en démocratie»

«Nous ne souhaitons pas voir un tel événement attendu par le monde entier, perturbé par des problèmes politiques. C'est contraire à l'esprit olympique», a déclaré Liu Jianchao.

Un pavé dans la mare des différents comités olympiques, qui ont décidé de laisser leurs athlètes libres de s'exprimer. Contacté par 20minutes.fr depuis plusieurs jours, le CNOSF n'a toujours pas souhaité s'exprimer officiellement sur ce sujet.

Le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, a pour sa part précisé:«Celui qui a envie de s'exprimer a le droit de s'exprimer. Chacun fait ce qu'il veut, on est en démocratie. Ce que l'on souhaite c'est qu'ils courent vite et qu'ils sautent haut».
P. K.
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr