Un chapiteau en dur pour asseoir une réputation déjà solide. Le Lido a inauguré hier soir, sans protocole et dans un joyeux brouhaha, ses nouveaux locaux des Argoulets. Jongleurs et acrobates ont animé la réception dans les coursives où se pressaient des centaines de curieux.
En vingt ans d'existence, l'école municipale des arts du cirque s'est hissée à un tel niveau de notoriété grâce à ses résultats dans les festivals internationaux, que l'ancien cinéma de l'avenue Saint-Exupéry était devenu bien trop petit pour contenir ses ambitions. Désormais visible de tous, avec les huit mâts de sa structure de toile culminant à 22 m de haut, le Lido reste difficile d'accès pour les clowns ou funambules en herbe. La section professionnelle n'a sélectionné qu'une quinzaine d'élèves cette année sur 250 candidatures émanant de dix-sept pays. Même pour entrer dans la section amateur, il faut - après avoir été sélectionné sur dossier - passer une audition où sont notées les techniques musicale, théâtrale et de chant.
Mais le Lido propose aussi des ateliers loisirs pour les acrobaties et le jonglage. Trois cents petits Toulousains et deux cents adultes y sont inscrits cette année, l'essentiel étant de s'y prendre tôt. Il n'y aura pas de stages de découverte pour les vacances de février en raison du déménagement de l'école. Mais ces activités ponctuelles reprendront à Pâques.