Sur la pierre, le consensus entre les candidats à la mairie de Strasbourg n'est que de façade. Si tous s'accordent sur la nécessité de construire, leurs programmes «immobiliers» divergent. L'escalade du «Moi, je vais réaliser tant d'habitations» va bon train, les chiffres grimpent d'un étage chaque jour.
Seule constante, les Strasbourgeois s'inquiètent. Quelque 38 % d'entre eux placent même le logement social au premier rang de leurs priorités, selon un récent sondage Ipsos-Dell-20 Minutes-SFR. Et pour cause, il y a aujourd'hui plus de 16.000 demandes d'habitations à loyers modérés en attente dans la communauté urbaine. Les chantiers entrepris par la municipalité en place voient peu à peu le jour, mais ne semblent pas combler les lacunes. Comment rattraper ce retard? Un accord autour de l'instauration de mesures incitatives pour les promoteurs et les bailleurs semble se dégager. Il en est de même autour de la nécessité de développer un habitat respectueux de l'environnement. Mais sur les méthodes à appliquer, là aussi les avis divergent.