«Le logement est un des grands ratés de la municipalité en place. Elle a été à fond dans les grands projets, mais pas dans la proximité. Aujourd'hui, le rythme annuel de construction plafonne entre 400 et 500 logements. Il faut l'augmenter. Le Tandem l'a bien compris. La différence avec nous est qu'il avait sept ans pour le faire. Autre problème: tous les programmes entrepris avec l'Agence nationale de la rénovation urbaine (Anru) ne respectent pas la charte établie dans le domaine. Elle précise que toute démolition doit être précédée par une construction au moins équivalente. Or ils ne l'ont pas fait. Résultat, les populations habitant dans les immeubles à démolir sont relogées dans des conditions précaires. Notre objectif est aussi de baisser le niveau des loyers. Il faut aider les bailleurs sociaux à trouver des terrains en dessous du prix du marché, voire à l'euro symbolique. Pour le privé, nous pouvons mener des opérations du même type. Nous imposerons aussi aux promoteurs de réserver 20% de leurs constructions aux logements sociaux.»