Les antennes locales des chaînes audiovisuelles publiques ont été fortement perturbés hier par la grève lancée par leurs organisations syndicales. Ce mouvement de 24 h faisait suite à l'annonce le 8 janvier par Nicolas Sarkozy de la fin de la publicité à France Télévisions et à Radio France.
Cette réforme, jamais véritablement explicitée, inquiète fortement les salariés des chaînes concernées. « C'est notre existence même qui est en jeu, estime Renaud Hartzer, délégué du Syndicat national des journalistes à France 3 Alsace. Il ne faudrait pas que l'on arrive à une sorte de bricolage qui entraînerait une remise en cause de notre budget chaque année. » Selon lui, le risque serait « qu'on nous dise un jour que nous coûtons beaucoup trop cher et que l'on va donc réduire le périmètre du service public ». Côté chiffres, 84 % des effectifs de la rédaction régionale et 56 % des personnels toutes catégories confondues étaient en grève hier selon Renaud Hartzer, qui faisait partie de la trentaine de journalistes et de techniciens de France 3 Alsace qui ont participé à la manifestation nationale à Paris.
Du côté de radio France Bleu Alsace aussi les premières estimations dénotaient une forte mobilisation. Sur les neuf journalistes qui devaient travailler hier pour les antennes de Strasbourg et de Mulhouse, seuls quatre étaient présents. On comptabilisait par ailleurs quatre animateurs sur six ayant cessé le travail. Quant à la technique, elle n'était pas assurée. C'est donc un « fil musical » qui a été diffusé hier sur les antennes strasbourgeoise et mulhousienne de France Bleu Alsace.