Une défaite logique n'empêche pas forcément les regrets. Dominés hier soir par Anderlecht (2-1), les Girondins n'ont craqué que dans les arrêts de jeu après avoir offert une belle résistance et même frôlé le hold-up dans ce 16e de finale aller. Le match a débuté sur une domination brouillonne des Bruxellois, marquée seulement par des tentatives non cadrées de Van Damme (7e), Wasilewski (18e) et Juhasz (22e). Après quoi le rythme est tombé. Il a fallu attendre la fin de la première période pour voir deux belles occasion, de Polak (41e) pour Anderlecht et d'Obertan (43e) pour Bordeaux, qui ont frisé les montants.
Au retour des vestiaires, les Marine et Blanc ont de nouveau subi une terrible pression, par Wasilewki (55e) et Akin (56e). C'est alors que Laurent Blanc a fait entrer Cavenaghi, qui n'a mis que six minutes pour provoquer une penalty transformé par Jussiê (0-1, 68e). Les Violets, très remontés, ont réagi par une nouvelle phase de pressing intense conclue par une volée limpide et imparable de Polak (1-1, 80e). Et il a fallu un raté de Diawara pour leur permettre d'arracher la victoire par M'Penza (2-1, 95e).
Rien n'est perdu naturellement pour les Girondins de Bordeaux, qui joueront leur avenir européen dans une semaine, au stade Chaban-Delmas.