Et la première préoccupation des Marseillais est... l'environnement ! Selon le dernier sondage Ipsos-Dell-SFR réalisé pour 20 Minutes, cet enjeu arrive en tête des priorités pour les municipales, cité par 67 % des personnes interrogées, contre 45 % en moyenne nationale. Pas si surprenant, car il reste beaucoup à faire : la ville se déchire encore sur le mode d'élimination de ses 370 000 tonnes de déchets ménagers annuels, le tri sélectif n'a pas encore atteint sa pleine capacité et l'énorme potentiel en énergie éolienne et solaire (300 jours d'ensoleillement annuel) n'est quasiment pas exploité. Par ailleurs, en raison de la densité de la circulation dans et autour de Marseille, la ville souffre régulièrement de pics de pollution à l'ozone, dangereux pour les plus jeunes et les seniors.
Le troisième et le quatrième âge devraient bientôt représenter près de 30 % des Marseillais, ce qui place la ville au troisième rang national derrière Nice et Toulon. Une population amenée à augmenter et qui a besoin de structures adaptées : hôpitaux, systèmes d'aide à domicile... A l'autre bout de la pyramide des âges, les petits Marseillais sont de plus en plus nombreux : la ville gagne près de 4 400 habitants chaque année grâce aux seules naissances. Et pour le parent électeur, les crèches figurent au troisième rang des priorités pour les municipales, selon l'enquête Ipsos. L'action sociale, en revanche, n'apparaît qu'au neuvième rang. Il y aurait pourtant de quoi faire : avec plus de 40 000 RMistes et des écarts de revenu de 900 % entre les ménages les plus aisés et les plus pauvres, Marseille a besoin de l'aide des pouvoirs publics et des associations pour renforcer son lien social.