TRANSPORTS – La CGT a déposé un nouveau préavis de grève du 18 au 22 février...
Le conflit entre les contrôleurs aériens et la direction générale de l'aviation civile s'est durci mardi soir. Après une rencontre de quatre heures et demie entre les deux parties, elles se quittent sur un constat d'échec. La CGT lance un nouveau préavis de grève à Orly du 18 au 22 février.
Pas de rapprochement préalable pour la CGT
Au cœur du désaccord, il y a la volonté de la DGAC d'envoyer en 2011 certains contrôleurs d'Orly à Roissy pour préparer le regroupement des trois centres de contrôle de la région parisienne à l'horizon 2015-2017.
La CGT, favorable au regroupement des trois centres, ne veut pas entendre parler de ce rapprochement préalable que la DGAC, de son côté, ne souhaite pas abandonner.
«Le conflit devient politique»
«On ne veut pas s'engager dans un conflit illimité. On comprend que la grève gêne les passagers. Nous y sommes obligés car la DGAC campe sur ses positions. Elle n'entend pas les grévistes, le conflit devient politique», a réagi Philippe Lohat de l'Usac-CGT à l'issue de la réunion.
De son côté, le directeur général de la DGAC Patrick Gandil a dénoncé mardi soir «le blocage de la CGT qui s'oppose à la modernisation d'un service public pour s'assurer de maintenir sa prédominance syndicale».
«Une grève complètement disproportionnée»
«On est dans une grève complètement disproportionnée par rapport aux enjeux, car il s'agit d'améliorer la sécurité des relations aériennes ainsi que l'environnement, avec notamment moins de nuisances sonores pour les riverains», a déclaré sur LCI Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat chargé des Transports.
M.A. avec agence