Des membres de l'association Droit au logement (DAL) 67 se sont rassemblés hier avec des personnes en attente d'une habitation devant le siège de la Direction régionale de l'équipement à Strasbourg. C'est là que s'est réunie pour la première fois la commission de médiation départementale mise en place dans le cadre de la loi Dalo (Droit au logement opposable). Elle compte des représentants des services de l'Etat, dont la préfecture et la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales, ainsi que des membres des collectivités territoriales. Des bailleurs publics et privés y siègent également avec des organismes gérant l'hébergement d'urgence.
Mais pour le DAL du Bas-Rhin, le dispositif est d'une « opacité alarmante ». L'association fustige « la complexité du formulaire » qui permet de saisir la commission Dalo. Elle estime en outre qu'il est « incompréhensible que la liste exhaustive des pièces nécessaires » n'y soit pas indiquée.
Au-delà de ce problème d'ordre bureaucratique, la question des moyens réellement mis en oeuvre est posée. « Malgré des courriers adressés aux services de l'Etat, aucune information ne nous a été communiquée sur le nombre de logements qui seront rendus disponibles pour les ayants droit, pas plus que sur les modalités d'attribution », a indiqué hier le DAL. Une délégation de l'association a été reçue par Daniel Fierobe, président de la Commission départementale de médiation du Dalo.