Rentré la semaine dernière de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), Santos n'a pas joué samedi à Nancy (défaite 1-0). Officiellement, à cause d'un souci aux adducteurs. « J'étais surtout fatigué », avoue l'attaquant tunisien d'origine brésilienne, qui a repris l'entraînement dès dimanche.
Le vainqueur de la CAN 2004 garde un souvenir mitigé de la dernière édition au Ghana. « On ne pensait pas passer le premier tour, indique-t-il. Mais ensuite, on n'a pas eu de chance en quart de finale contre le Cameroun [défaite 3-2 après prolongations]. » Sur le plan personnel, s'il n'a pas énormément brillé, Santos a inscrit un doublé contre l'Afrique du Sud (3-1). Avec 29 buts, il est devenu le meilleur réalisateur de tous les temps des « Aigles de Carthage » : « Je suis rentré dans l'histoire du pays. C'est une fierté. »
En revanche, entre blessures et mises à l'écart, Santos (28 ans) ne rentrera pas dans l'histoire du club toulousain, qu'il quittera à l'issue de son bail de trois ans, en juin. « Quand je suis arrivé ici, je voulais grandir avec Toulouse. Cela n'a pas été le cas. J'ai eu pas mal de problèmes avec des gens du club. » Santos et son gros salaire auraient déjà pu partir cet hiver. « Al-Jazira [Emirats Arabes Unis] m'a appelé, raconte-t-il. Au niveau financier, c'était bien, mais le contrat ne durait que cinq mois, cela ne m'intéressait pas. L'idéal serait de rester en France. »