C'est chez l'actuel 5e du championnat belge, Anderlecht, que Bordeaux se déplace ce soir (20 h 45), en 16e de finale aller de la Coupe UEFA. Un obstacle a priori tout à fait raisonnable. Mais ce classement ne doit pas occulter le prestige du club bruxellois. « Cela reste un grand nom du football européen, et une grande équipe », témoigne David Bellion. Car l'attaquant des Girondins connaît l'immense palmarès d'Anderlecht : 29 championnats, huit Coupes et huit Supercoupes de Belgique, ainsi qu'une Coupe UEFA, deux Coupes des coupes et deux Supercoupes d'Europe. Bordeaux, avec « seulement » cinq titres en première division et trois Coupes de France, souffre terriblement la comparaison.
Reste que si Anderlecht régnait encore en maître la saison dernière sur la Jupiler League, il n'a plus brillé sur la scène européenne depuis le début des années 1980. Son effectif n'a aujourd'hui rien de terrifiant, et les deux attaquants recrutés cet été pour le renforcer, donc l'ancien Lensois Luigi Pieroni, ne sont pas qualifiés pour la Coupe UEFA. Les Girondins ont donc quelques chances d'atteindre les 8es de finale, et d'affronter un autre géant qui, lui, n'a rien perdu de son aura : le Bayern Munich. « Le piège serait de trop penser à cette affiche, tempère Pierre Ducasse. Nous ne sommes pas encore qualifiés, et le Bayern non plus d'ailleurs. Nous allons faire comme d'habitude, prendre le match qui vient sans penser au suivant. »